Les ouvrages les plus anciens faisant référence au « Saint-marcellin » en tant que fromage remonte en effet à l’époque de Louis XI. On le retrouve cité dans ses livres de compte ! Cela confirme sa présence sur les tables royales de Plessis-Lès-Tours et du Louvre à partir de 1461. C’est un fromage fabriqué en Isère à partir de lait de vache pasteurisé ou pas. Classé dans la famille des Brie, c’est un fromage doux plutôt crémeux, moelleux et tartinable. Apprenons en davantage sur son identité et comment en tirer le meilleur parti !

Fiche d’identité.

Le Saint-Marcellin est un fromage à pâte molle non pasteurisé, affiné à la moisissure, fabriqué exclusivement à partir de lait de chèvre jusqu’au XIIIe siècle. Aujourd’hui, le lait de vache est utilisé pour faire ce petit fromage rond et plissé saupoudré d’une couche de levure blanche. La texture du fromage varie de ferme à très liquide et il a une saveur douce et légèrement salée. À maturité, il est irrésistible avec un goût légèrement levuré. Il a généralement une croûte beige avec un intérieur doux et crémeux. Il a une saveur intensément rustique, noisette et fruitée.

Comment déguster le Saint Marcellin ?

Pour apprécier ce fromage à sa juste valeur, il peut être légèrement réchauffé au four. Le pot dans lequel il est venu peut d’ailleurs tout à fait servir à cela. Il suffit de le glisser dans un four modérément chaud pendant quelques minutes et de le servir avec un pain croustillant. On peut aussi l’accompagner de fruits frais et croquants, comme les pommes, les kakis ou le melon cantaloup. On aime l’associer à des saveurs acidulées ou légèrement astringentes, qui mettent en valeur le caractère terreux du fromage ainsi que sa sublime texture. À la Vespa des Carmes, on le propose en entrée rôti au miel et au thym ! Vous venez gouter ?